10% : les patients présentant des épisodes de flutter commun présentent également des épisodes de flutter horaire, le circuit de réentrée auriculaire droit étant le même mais tournant dans le sens inverse (dans le sens des aiguilles d’une montre). Les contraintes anatomiques et fonctionnelles sont identiques à celles du flutter commun, mais l’activation est inversée : crânio-caudale au niveau du septum, caudo-crânienne au niveau de la paroi antérieure. Si l’incidence de ce type de flutter est relativement faible, il est en revanche possible de l’induire par stimulation en salle d’électrophysiologie chez 50% des patients présentant un flutter commun.
Sur l'électrocardiogramme, on observe un aspect monomorphe et rapide (cycle de la tachycardie identique à celui du flutter auriculaire) de l'activité auriculaire. Certains éléments caractéristiques permettent d'établir le diagnostic :
• Dans les dérivations inférieures DII, DIII, aVF : on observe fréquemment une onde principalement positive, large, présentant une encoche dans la partie positive en DII (aspect de flutter positif dans les dérivations inférieures) ; cet aspect peut être moins caractéristique, avec une activité auriculaire négative rappelant l’aspect du flutter commun
• L'onde de dépolarisation auriculaire est souvent négative et de faible amplitude, avec une encoche en aVL
• La dérivation V1 présente souvent également un aspect caractéristique, avec une large activation bifide négative ; on peut également observer une encoche au milieu de la négativité de l’onde de flutter
• On observe une transition au niveau du précordium entre l'activité négative en V1 et l'activité positive en V6
