La maladie de l’oreillette, également appelée maladie rythmique auriculaire ou syndrome bradycardie-tachycardie, se caractérise par l’alternance d’épisodes de tachycardie (tachycardie auriculaire, FA, flutter auriculaire) et d’épisodes de bradycardie liés à un dysfonctionnement sinusal. La symptomatologie associe des signes cliniques secondaires à la tachycardie (palpitations, insuffisance cardiaque) et à la bradycardie (fatigue, troubles cognitifs, dyspnée, lipothymie, syncope). Cette association suggère des lésions organiques diffuses avec atteinte dégénérative des cellules automatiques du nœud sinusal, mais également une fibrose s’étendant au myocarde auriculaire et parfois au tissu spécifique de la jonction auriculo-ventriculaire, ce qui explique l’observation concomitante possible de troubles de la conduction auriculo-ventriculaire.
On distingue généralement la maladie de l’oreillette (absence de lien chronologique entre les épisodes de tachycardie et ceux de bradycardie), les pauses post-réductionnelles (pauses sinusales observées exclusivement lors de la réduction de l'arythmie auriculaire) et les arythmies vagales (épisodes d'arythmie observés uniquement à la suite d'un ralentissement sinusal d'origine vagale).

Description du tracé
Bradycardie à 25 battements par minute ; rythme d’échappement auriculaire provenant du sinus coronaire (activité auriculaire négative dans les dérivations inférieures, traduisant une activation provenant de la partie inférieure de l’oreillette), QRS fin (aspect morphologique proche de celui du QRS en tachycardie mais plus fin) ;
