Le BAV du second degré type 1 correspond très majoritairement à un trouble de la conduction situé au niveau du nœud atrio-ventriculaire et à une exagération de la conduction décrémentielle. Ce siège explique la morphologie le plus souvent normale des complexes QRS. Une exploration électrophysiologique retrouve alors un allongement progressif de l’intervalle AH, puis une activité atriale bloquée non suivie d’un potentiel hisien (bloc supra-hisien). Ce patient présentait donc un flutter atrial et un trouble de conduction atrio- ventriculaire de haut grade traduit par une fréquence ventriculaire lente et une absence de relation directe entre activités atriales et activités ventriculaires. La mise en évidence d’un bloc du second degré diurne après le retour en rythme sinusal confirme l’existence de ce trouble de conduction probablement jonctionnel (périodes de Luciani-Wenckebach avec incrément important de l’intervalle PR suggérant un bloc nodal). Ce patient ne bénéficiait d’aucun traitement déprimant la conduction auriculo-ventriculaire. L’aspect électrique a évolué vers une majoration du trouble de conduction avec rythme atrio-ventriculaire en 2/1 et bradycardie symptomatique à 30 battements/minute. Il a donc bénéficié de l’implantation d’un stimulateur double chambre.
Activité atriale sinusale et aspect de bloc auriculo-ventriculaire du second degré type Luciani-Wenckebach;
Ce patient a bénéficié d’une ablation de l’isthme cavo-tricuspide; le tracé suivant est enregistré au retour de la procédure d’ablation.

Quels sont les diagnostics pour ce second ECG?
A. bloc de branche gauche
B. bloc de branche droit + hémibloc antérieur gauche
C. BAV 3
D. BAV 2 Mobitz 2
E. BAV 2 Mobitz 1
Bonnes réponses: E. Activité atriale sinusale et aspect de bloc auriculo-ventriculaire du second degré type Luciani-Wenckebach;
Ce patient présentait donc un flutter atrial et un trouble de conduction atrioventriculaire de haut grade traduit par une fréquence ventriculaire lente et une absence de relation directe entre activités atriales et activités ventriculaires. La mise en évidence d’un bloc du second degré diurne après le retour en rythme sinusal confirme l’existence de ce trouble de conduction probablement jonctionnel (périodes de Luciani-Wenckebach avec incrément important de l’intervalle PR suggérant un bloc nodal). Ce patient ne bénéficiait d’aucun traitement déprimant la conduction auriculo-ventriculaire. L’aspect électrique a évolué vers une majoration du trouble de conduction avec rythme atrio-ventriculaire en 2/1 et bradycardie symptomatique à 30 battements/minute. Il a donc bénéficié de l’implantation d’un stimulateur double chambre.
