Le rythme jonctionnel ou ventriculaire d’échappement chez un patient atteint d’un bloc auriculo-ventriculaire de type III est généralement régulier ; l’électrocardiogramme montre une dissociation auriculo-ventriculaire et la présence d’une bradycardie ventriculaire régulière avec des complexes QRS monomorphes. Parfois, l’échappement peut être instable, son activité ralentissant ou s’interrompant brutalement, ce qui entraîne l’apparition de symptômes plus ou moins graves en fonction de la durée de la pause et pouvant aller jusqu’à la mort subite. Ce tracé illustre le caractère labile de l’échappement jonctionnel chez ce patient. Lorsqu’il est présent, le QRS est relativement fin, la fréquence est lente mais permet néanmoins d’assurer une hémodynamique correcte. Lorsque ce foyer d’échappement ne se manifeste plus, un second foyer d’échappement ventriculaire situé plus bas prend le relais, avec des QRS larges et une fréquence plus lente, provoquant l’apparition de symptômes et suggérant un risque majeur de mort subite.
Ce patient a bénéficié de la pose d'un stimulateur cardiaque en urgence.
