La grande majorité des sondes de stimulation implantées aujourd’hui dans l’oreillette droite ou dans le ventricule droit sont bipolaires. Sur une sonde bipolaire, il est possible de programmer la configuration de stimulation et de détection en unipolaire ou en bipolaire. Tous les circuits de stimulation sont par définition bipolaires avec un flux d’électrons se dirigeant de la cathode vers l’anode. Le terme de stimulation unipolaire est impropre et traduit le fait qu’une seule électrode est située en bout de sonde au contact du cœur, le boitier du stimulateur représentant l’autre électrode du circuit. Pour une stimulation bipolaire, les 2 électrodes du circuit se trouvent en bout de sonde dans le cœur avec une distance inter-électrode limitée.
Certains éléments sont en faveur du choix d’une configuration de stimulation unipolaire. Le seuil de stimulation unipolaire est en général très légèrement plus faible qu’en stimulation bipolaire en raison d’une résistance totale du système de stimulation légèrement plus basse (anode de plus large taille). L’artéfact de stimulation est plus facilement identifiable car plus volté (à amplitude égale) lors d’une stimulation unipolaire que lors d’une stimulation bipolaire. La taille du stimulus en unipolaire facilite l’interprétation du tracé surtout si le médecin ou l’infirmière ne savent pas que le patient est porteur d’un stimulateur.
Les limites d’une stimulation unipolaire résident dans le fait que le champ de stimulation étant plus large et incluant le boitier, le risque de stimulation pectorale dans la loge et le risque d’écoute croisée (détection de la stimulation atriale par le canal ventriculaire et inversement) sont considérablement augmentés.

Description tracé
Tracé identique mais stimulation atriale et ventriculaire en mode unipolaire;