
Mode AAI 30 battements/minute : au départ, activité sinusale (P) plus rapide que la fréquence minimale ; première pause sinusale avec échappement jonctionnel ; deuxième pause avec stimulation auriculaire (A) après 2 secondes, ce qui correspond à la fréquence minimale ;

Un stimulateur à chambre unique fonctionne en mode AAI lorsqu’une seule sonde est placée dans l’oreillette ; le mode AAI peut également être programmé sur un stimulateur à double chambre. Ces tracés permettent de mettre en évidence les principales caractéristiques de ce mode de stimulation : 1) détection et stimulation auriculaire, inhibition en cas d’événement auriculaire spontané ; l’indication privilégiée est donc la dysfonction sinusale pure sans trouble de la conduction ventriculaire. Un stimulateur AAI permet de limiter le nombre de sondes implantées, d’assurer une fréquence physiologique au repos comme à l’effort après programmation de l’asservissement de fréquence et d’éviter toute stimulation ventriculaire inutile. 2) absence de détection ou de stimulation ventriculaire. Les stimulateurs monocaméraux AAI ou la programmation du mode AAI sur un stimulateur bicaméral sont formellement contre-indiqués chez les patients présentant un trouble de conduction auriculo-ventriculaire permanent ou paroxystique. De même, il est préférable de ne pas utiliser le mode AAI en cas d’intervalle PR long, de trouble de conduction intraventriculaire, de point de Luciani bas ou de HV long. Ce mode doit également être évité chez les patients présentant une symptomatologie vagale ou un syndrome du sinus carotidien. Lorsque le stimulateur fonctionne en mode AAI, la fréquence de stimulation peut être (valeur programmée plus basse) souvent plus faible que celle des complexes ventriculaires. De même, pour éviter toute surdétection ventriculaire par la sonde auriculaire, il est possible de réduire la fréquence de stimulation, car chaque onde R détectée (détection de l’onde R) peut entraîner une baisse de la fréquence de stimulation, ce qui permet au stimulateur de couvrir le 2288
Une étude récente montre que l’implantation d’un stimulateur unicaméral AAI donne des résultats moins favorables que celle d’un stimulateur biventriculaire chez les patients présentant un dysfonctionnement sinusal. En effet, le taux de réintervention est plus élevé chez les patients ayant reçu un stimulateur AAI, chez lesquels il est nécessaire d’ajouter une sonde ventriculaire après l’apparition d’un trouble de la conduction auriculo-ventriculaire. Les indications d’implantation d’un stimulateur monocaméral AAI sont donc relativement limitées aujourd’hui. Il est nécessaire de programmer une sensibilité plus élevée en mode VVI ; en effet, plus l’amplitude des complexes auriculaires est faible, plus la période réfractaire peut être programmée longue. La détection d’une onde R par un stimulateur AAI entraîne un réajustement de l’intervalle d’échappement. En cas de détection moins sensible et/ou pour prolonger la période réfractaire ventriculaire.