Cet homme de 67 ans, qui présentait une cardiomyopathie ischémique et une fraction d'éjection ventriculaire gauche (FEVG) de 20%, a subi l'implantation d'un DAI double chambre AnalyST Accel pour une indication de prévention primaire ; une fibrillation ventriculaire (FV) a été induite à la fin de la procédure d'implantation.
Programmation du dispositif principal (pendant la procédure d'induction)
Chargement de la visionneuse…
L'étalonnage représenté sur le tracé permet de mesurer l'amplitude des différents signaux (autogain auriculaire = 1,8 mm/mV, autogain ventriculaire = 0,6 mm/mV) ; les mesures peuvent être facilitées en changeant le gain à 1 mm/mV. Les 2 canaux ampli, qui détectent A et V, affichent le signal filtré utilisé par le DAI pour son analyse ; les deux canaux sont disponibles en format nominal. Des marqueurs et des intervalles peuvent également être affichés.
L'induction de la FV à la fin d'une procédure d'implantation a 3 objectifs principaux : 1) vérifier l'intégrité du circuit de défibrillation et la connexion entre la ou les sondes et le générateur d'impulsions ; 2) vérifier la bonne détection de la FV par l'appareil ; les tracés doivent être examinés méticuleusement à la recherche d'une défaillance de détection ; 3) vérifier que la FV a été proprement interrompue par le choc du DAI. Le seuil de défibrillation réel (DFT) est rarement mesuré, car la plupart des opérateurs se contentent de vérifier l'efficacité de la défibrillation avec une marge suffisante, c'est-à-dire ≥10 J, entre la valeur testée et la valeur programmable la plus élevée.
Chez ce patient, 1) l'impédance de choc mesurée était de 59 Ohms, une valeur normale pour une sonde à simple coil, 2) la FV a été parfaitement détectée tout au long de l'épisode malgré de grandes variations de l'amplitude de l'EGM ventriculaire, 3) un choc réussi de 25 J offrait une marge de sécurité suffisamment large par rapport à la capacité maximale du DAI. Les trois objectifs ont donc été vérifiés.