Une femme de 71 ans, porteuse d'un DAI Atlas double chambre, implanté pour la prévention secondaire de la TV dans le contexte d'une cardiomyopathie ischémique, a été vue pour l'interrogation du dispositif quelques jours après avoir subi une intervention chirurgicale d'urgence à l'épaule gauche. Des épisodes de FV ont été enregistrés et ont coïncidé avec le moment de l'opération.
Principaux paramètres programmés
Chargement de la visionneuse…
Narratif
Épisode de FV non soutenue avec annulation du traitement.
Tracé
1 : Rythme sinusal (AS-VS) ;
2 : Détection de signaux ventriculaires très rapides, d'amplitude variable, dans la zone de FV ; absence de concordance entre la morphologie de ces signaux surnuméraires et la morphologie de l'EGM de référence ; surdétection de signaux désorganisés dans le canal auriculaire ;
3 : Diagnostic de la FV (12 cycles classés F) et charge des condensateurs ;
4 : Surdétection intermittente de signaux très rapides dans les canaux auriculaires et ventriculaires, d'amplitude variable, pendant la charge ; diagnostic de retour du rythme sinusal après la détection de 5 cycles VS ; interruption de la charge.
Lorsqu'un porteur de DAI subit une intervention chirurgicale, il convient de recommander au chirurgien d'utiliser les scalpels électriques en mode bipolaire, de limiter leur utilisation à des durées très courtes et de placer les plaques du scalpel à distance du générateur d'impulsions.
Afin d'éliminer complètement le risque d'interférence dangereuse, la stimulation doit être programmée en mode asynchrone et la détection et les thérapies doivent être désactivées. (Pendant les périodes de désactivation de la thérapie, le patient doit être surveillé avec un équipement de défibrillation externe immédiatement disponible). Il s'agit d'une stratégie lourde, qui impose une programmation préopératoire ainsi qu'une interrogation postopératoire de l'appareil, avec vérification des seuils et reprogrammation. Une autre option consiste à appliquer un aimant sur le générateur d'impulsions afin d'inhiber toute thérapie. L'aimant empêche également la mémorisation d'épisodes artéfactuels interprétés comme des arythmies, évitant ainsi l'effacement des véritables arythmies survenues avant l'exposition aux interférences, puisque la mémoire roulante a une capacité limitée. L'effet de l'aimant est réversible, et tant les thérapies que la mémorisation des arythmies reprennent dès son retrait. Pendant la procédure, une surveillance à l'aide d'un oscilloscope s'impose, car le patient n'est plus protégé par le DAI. Enfin, l'application d'un aimant n'exclut pas une vérification postopératoire de toutes les fonctions du DAI.