Patient implanté avec un DAI simple chambre (Entrust VR) pour une cardiomyopathie dilatée ; épisodes de tachycardie détectés dans la zone TV ; ce tracé permet de discuter de la valeur de la stimulation anti-tachycardie dans la zone TV.
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Le graphique montre une tachycardie détectée dans la zone TV et traitée avec succès par une salve.
L'une des priorités de la programmation d'un défibrillateur implantable est de minimiser autant que possible l'administration de chocs sans compromettre la sécurité du patient. Idéalement, cela implique de mettre fin à la tachycardie avec la modalité de traitement la moins agressive et la moins douloureuse possible. La stimulation anti-tachycardique est donc privilégiée comme traitement de première intention des tachycardies organisées par rapport aux chocs électriques, car elle est moins douloureuse et réduit la consommation et l'usure de la pile. De plus, l'effet délétère des chocs électriques a été clairement démontré. Le principe de la stimulation anti-tachycardique est de capturer l'arythmie et d'interrompre une TV organisée en pénétrant dans son circuit de propagation à travers les ventricules. Le ventricule doit donc être stimulé à une vitesse supérieure à celle de la tachycardie. L'efficacité de ce type de thérapie a été démontrée pour une large gamme de rythmes de TV jusqu'à 240 battements/minute et il a été régulièrement démontré qu'il mettait fin à près de 90% de tachycardies ventriculaires lentes avec un rythme inférieur à 200 battements/minute et un risque modéré (1 à 5%) d'accélération. Ces observations ont repositionné le DAI comme traitement de première intention des arythmies par stimulation rapide avec la possibilité d'une défibrillation en "back-up" uniquement si nécessaire.
Différents paramètres doivent être programmés :