Boston Scientific - Implantation
Généralités
Introduction
Après l'implantation des défibrillateurs de première génération, la procédure se terminait presque systématiquement par l'induction d'une FV afin de confirmer la fiabilité de la détection et de l'arrêt de l'arythmie par l'appareil et de vérifier l'intégrité du système de haute tension. De nos jours, les échecs de défibrillation sont rares, la majorité des patients sont implantés en prévention primaire, et l'ATP peut mettre fin à une grande partie des TV rapides. En outre, la puissance maximale des chocs délivrés par les derniers défibrillateurs implantables est plus élevée et associée à une plus grande marge de sécurité. Cela a incité de nombreux centres d'implantation à reconsidérer la nécessité d'un test systématique à la fin de la procédure et, au lieu de cela, à procéder au cas par cas.
L'induction de la FV permet de tester le bon fonctionnement du dispositif implanté et de vérifier :
- l'intégrité du système de haute tension
- la détection fiable et la détection répétée des signaux endocardiques pendant la FV
- une marge de sécurité suffisante pour la défibrillation.
Induction de la fibrillation ventriculaire
Quatre moyens différents sont disponibles pour induire la FV dans les appareils Boston Science : choc sur T, HF Burst et induction de la FVib.
1. Choc sur T : Une arythmie ventriculaire (le plus souvent une FV) est provoquée par l'administration d'un choc de faible énergie pendant la période de vulnérabilité ventriculaire. En pratique, une séquence de stimulation ventriculaire (nominalement 8 stimuli), à un rythme fixe (nominalement 150 bpm ou une longueur de cycle de 400 ms) est suivie par l'administration à travers les électrodes, d'un choc électrique de faible énergie (nominalement 1,1 J) pendant la période de vulnérabilité ventriculaire (à un intervalle de couplage nominal de 310 ms).
2. HF burst : une salve manuelle d'impulsions rapides d'une longueur de cycle de 20 ms (50 Hz) est émise tant que l'opérateur appuie sur le commutateur et que la communication télémétrique est maintenue, jusqu'à 30 secondes.
3. Induction de la fibrillation ventriculaire : stimulation du ventricule droit à travers les électrodes à haute tension à un rythme et une amplitude très élevés, bien que l'intensité de l'impulsion soit programmable d'une forme d'onde faible de 9 V/1,1 ms à une longueur de cycle de 50 ms (20 Hz) à une forme d'onde forte de 15 V/1,1 ms à une longueur de cycle de 50 ms. Le train d'impulsions est délivré tant que l'opérateur appuie sur l'interrupteur et que la communication télémétrique est maintenue (jusqu'à 15 secondes). Ce type d'induction provoque souvent une stimulation forte et douloureuse de la masse musculaire adjacente, nécessitant une sédation ou une anesthésie générale.
4. induction par stimulation électrique programmée (PES) : l'objectif est d'induire une arythmie (le plus souvent une TV) par une stimulation ventriculaire programmée, c'est-à-dire un train de 8 stimuli ventriculaires nominaux à un rythme fixe (nominalement à une longueur de cycle de 600 ms), suivi de 1 à 4 stimuli prématurés.