Homme de 61 ans implanté avec un pacemaker double chambre pour un bloc sinoatrial paroxystique syncopal ; changement de programmation avec raccourcissement de la valeur PVARP, programmation d'un délai AV réglable ; nouveau test d'effort (flexions) avec atténuation de la sensation d'inconfort par rapport au tracé précédent.
La première ligne correspond à la dérivation II, la deuxième ligne à l'EGM auriculaire avec les marqueurs superposés et la troisième ligne à la dérivation I ;
L'épreuve d'effort est un élément important du suivi des porteurs de stimulateurs cardiaques implantés, en particulier en présence de symptômes. Idéalement, il devrait être réalisé en analysant l'EGM pendant l'exercice à l'aide du programmateur afin de détecter un éventuel dysfonctionnement et de permettre une reprogrammation en temps réel sur la base des observations faites. L'exercice réalisé peut être une simple marche pour reproduire les efforts de la vie quotidienne. Les flexions répétitives imitent un effort plus vigoureux. Ces deux types de tests d'effort présentent un intérêt pratique puisqu'ils peuvent être réalisés au moment de la consultation. Une épreuve d'effort sur bicyclette standard offre l'avantage d'un suivi électrocardiographique continu à 12 dérivations. Un autre intérêt de l'épreuve d'effort est de vérifier l'efficacité d'un changement de programmation. Chez ce patient, le raccourcissement du délai AV et du PVARP a permis de déplacer le point 2/1 à une fréquence plus appropriée (> 220 battements/minute). En revanche, le maintien d'une fréquence maximale de suivi à 120 battements par minute explique le comportement de Wenckebach observé sur ce tracé. Le retard AV détecté est prolongé d'un intervalle à l'autre afin d'éviter le dépassement de la fréquence synchrone maximale. Chez ce patient, la fonction de Wenckebach est de type 4/3 (4 ondes P pour 3 pulsations ventriculaires). Une augmentation de la fréquence sinusale augmenterait la proportion d'ondes P bloquées. Il n'y a pas de raison valable de réduire la fréquence cardiaque maximale de suivi chez ce jeune patient actif sans maladie cardiaque structurelle. Une reprogrammation de la fréquence synchrone maximale à 180 battements par minute a permis un suivi auriculaire cohérent sur l'ensemble de la plage de fréquence de ce patient, au repos comme lors d'un effort maximal.