Un homme de 67 ans présentant une cardiomyopathie ischémique et un épisode de TV soutenue a subi l'implantation d'un DAI Biotronik Ilesto à double chambre ; à la fin de la procédure, un test de la limite supérieure de vulnérabilité a été effectué ; mesure de l'intervalle entre le pic (stimulation RV à 150 bpm) et le pic de l'onde T. La durée de l'intervalle entre le pic et le pic de l'onde T est de 310 ms : 310 ms ;
Traçage 1a
Les 4 canaux disponibles sont : 1) les marqueurs avec les intervalles de temps, 2) le canal de choc (FF = champ lointain) entre la bobine de la sonde RV et le générateur d'impulsions, 3) le canal de détection auriculaire et 3) le canal de détection RV.
Traçage 1b
Traçage 1c
Traçage 1d
La puissance maximale de cet appareil est de 40 joules. Nous avons décidé de commencer le premier test avec une amplitude de 30 J (10 J de moins que la capacité maximale). Nous n'avons pas induit d'arythmie ventriculaire ; nous avons ensuite répété un test avec la même amplitude mais avec 2 intervalles de couplage différents (290 et 330 ms) sans induction d'arythmie. Nous aurions pu arrêter la procédure à ce moment-là après avoir prouvé l'existence d'une marge de sécurité. L'avantage majeur aurait été d'éviter au patient les complications liées à la FV sans lui éviter les complications des chocs et de l'anesthésie générale. La limite aurait été le manque d'information sur la qualité du senseur ventriculaire. Nous avons décidé de mesurer la limite supérieure de la vulnérabilité et avons diminué progressivement l'amplitude (3 tests pour chaque amplitude avec différents intervalles de couplage) jusqu'à l'induction d'une arythmie. Chez ce patient, la limite supérieure de vulnérabilité était de 10 J. Nous avons pu confirmer l'existence d'une détection fiable pendant la FV. Ce test n'a pas permis d'éviter au patient des complications liées à la FV ou aux chocs (nombre élevé de chocs nécessaires pour une mesure précise de la limite supérieure de vulnérabilité).