Intérêt d'une induction en fin d'implantation - Evera XT DR

Patient


Patiente implantée d'un défibrillateur double chambre avec une sonde Fidelis bénéficiant d'un changement de boitier (Evera XT DR) ; procédure d'induction en fin de procédure.


Tracé

1- Que pensez-vous de ce graphe ?
Le graphe montre initialement une procédure d'induction avec burst de stimulation rapide ; le fait que le choc électrique de faible amplitude soit délivré sur l'onde T n'est pas indiqué sur le graphe ; induction d'une probable arythmie ventriculaire détectée dans la zone de FV (aspect compatible avec une réelle arythmie ventriculaire) ; le premier choc délivré (35 Joules) modifie sensiblement les cycles ventriculaires avec mise en évidence d'un nuage de points (cycles très courts et cycles plus longs avec grande variabilité) ; le second choc ne modifie pas l'aspect des cycles ventriculaires.

2- De quel type de procédure s'agit-il ?
L'EGM montre la stimulation ventriculaire rapide puis le choc à faible amplitude délivré sur l'onde T (en période vulnérable) correspondant à une procédure d'induction en fin d'implantation pour vérifier le bon fonctionnement du défibrillateur.

3- Quel est l'effet du premier choc électrique de faible amplitude ?
Le choc électrique induit une tachycardie ventriculaire rapide détectée en zone de FV.

4- Quel est l'effet du second choc électrique à haute amplitude ?
Le choc électrique permet de réduire l'arythmie ventriculaire mais est suivi de la surdétection de signaux anarchiques avec saturation des amplificateurs évoquant le diagnostic de dysfonction de sonde.

Commentaires

  • Ce tracé montre l'intérêt d'induire un épisode d'arythmie ventriculaire lors d'un changement de boitier particulièrement quand le patient est implanté d'une sonde connue pour présenter un taux de dysfonctionnement augmenté.
  • La rupture de sonde est révélée chez cette patiente à la suite de la détection d'un épisode de FV induite et l'émission d'un choc électrique ; le choc électrique délivré étire parfois une sonde déjà tendue et fragilisée au préalable et favorise sa rupture définitive ; les impédances de stimulation étaient strictement normales avant cet épisode et aucun épisode de surdétection n'avait été enregistré dans les mémoires de l'appareil précédent ; il n'y avait donc aucun signe avant-coureur de dysfonction de sonde faisant discuter d'un intérêt particulier chez cette patiente de réaliser une induction au moment du changement de boitier.
  • Cette patiente jeune a bénéficié de l'extraction de la sonde défectueuse et de l'implantation d'une nouvelle sonde homolatérale.
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