Un patient de 43 ans, porteur d'un DAI simple chambre GEM III VR implanté pour une cardiomyopathie dilatée familiale et une fraction d'éjection du ventricule gauche <30%, a été confronté à des épisodes qualifiés de FV lors d'une visite ambulatoire de routine.
Cet épisode met en évidence deux caractéristiques fréquemment rencontrées en présence d'une surdétection de l'onde T : 1) elle se produit souvent en présence d'une onde R de faible amplitude, car le gain ajuste automatiquement la sensibilité en fonction de l'amplitude de l'onde R détectée, et 2) elle se produit souvent pendant l'exercice, lorsque l'effort est associé à une diminution de l'onde R et à une augmentation de l'amplitude de l'onde T. La vitesse du signal est également augmentée, ce qui modifie la vitesse de balayage, amenant l'onde T dans une bande passante où elle est détectée comme une onde R, ce qui entraîne un diagnostic erroné de FV.
Cet épisode est associé à une charge des condensateurs sans délivrance de choc. Ce problème doit être diagnostiqué rapidement afin de minimiser l'épuisement de la batterie. Plus important encore, l'appareil doit être reprogrammé pour éliminer la délivrance de chocs inappropriés. La télésurveillance permet d'identifier rapidement ce type d'épisode asymptomatique. L'un des moyens de corriger cette surdétection de l'onde T est d'abaisser la sensibilité ventriculaire, bien que cela soit associé à un risque de sous-détection de la FV, en particulier en présence d'ondes R de faible amplitude. La technologie SmartShock intégrée aux nouveaux modèles de DAI de Medtronic pourrait résoudre ce problème, en analysant les différences d'amplitude, de vitesse et de forme pour distinguer les ondes R des ondes T. Les résultats obtenus par les premiers bénéficiaires semblent prometteurs.
L'épisode est étiqueté VF avec thérapie interrompue. L'appareil a chargé ses condensateurs à 30 J.