Un homme de 67 ans se plaint de syncopes récurrentes avec perception de palpitations avant de perdre connaissance. Il a des antécédents d'hypertension systémique traitée et d'hypertrophie concentrique du ventricule gauche. L'ECG à 12 dérivations a montré un bloc de branche droit et les études électrophysiologiques ont été négatives. Un Reveal DX a été implanté.
Le patient a souffert d'une syncope associée à des convulsions ; sa femme a utilisé l'activateur pour déclencher un enregistrement par l'ILR.
Il s'agit d'un enregistrement ECG typique de la FA, d'un dysfonctionnement sinusal et d'une longue pause au moment de la fin de la tachyarythmie. La palpitation était donc liée à la FA, et la syncope à la pause. D'un point de vue thérapeutique, un score CHADS 3 chez ce patient justifiait l'introduction d'un traitement antithrombotique. La prise en charge de la syncope repose sur l'adoption de l'une des deux stratégies suivantes. La première suppose que la pause est la conséquence de l'arrêt brutal de la FA, que le traitement doit cibler. Une étude a révélé, par exemple, que l'ablation des veines pulmonaires chez ces patients supprimait les récidives d'arythmie ainsi que les syncopes. La deuxième stratégie suppose que la pause après la fin d'un épisode de FA est une manifestation du dysfonctionnement du nœud sinusal, justifiant l'implantation d'un stimulateur cardiaque permanent. Ce patient présentait une bradycardie sinusale à 50 bpm au repos et un certain degré d'insuffisance chronotrope. Il a reçu un stimulateur cardiaque, qui a empêché les récidives de syncope, tandis que la FA était modérément bien contrôlée par un régime antiarythmique.