Homme de 67 ans implanté avec un DAI Lumax 540 VR-T simple chambre pour une cardiomyopathie ischémique avec une fraction d'éjection de 20% ; rapport d'événement (couleur jaune) dans le cadre d'un VT2 classifié.
3 canaux sont disponibles : les marqueurs avec les intervalles de temps, le canal de choc (FF : champ lointain) entre la bobine ventriculaire et le générateur d'impulsions, le canal de détection du ventricule droit (RV).
Traçage du programmeur (même épisode)
Les 3 canaux sont les mêmes que pour le tracé de télécardiologie.
La durée maximale des EGM transmises par télémédecine est de 30 secondes avant la classification initiale, suivie d'un maximum de 10 secondes avant la classification de fin d'épisode ; seule une quantité maximale d'informations peut être transmise, ce qui signifie que, parfois, ces valeurs peuvent être inférieures ; les EGM transmises correspondent aux EGM récupérées sur le programmateur, mais avec un filtrage de la ligne de base pour limiter la quantité d'informations transmises. La durée des EGM récupérés sur le programmateur ne dépasse pas 3 minutes 30 secondes par épisode ; l'enregistrement des EGM commence 5 secondes avant le diagnostic d'apparition soudaine ou 30 secondes avant la classification si le critère d'apparition soudaine n'est pas rempli. Si l'épisode dure plus de 3 minutes 30 secondes, l'enregistrement est interrompu avec visualisation systématique du début et de la fin de l'épisode.
Ce tracé montre un exemple de TV interrompue par une salve de stimulation antitachycardique qui représente la thérapie de première ligne pour les TV <200 battements/minute. En effet, l'une des priorités de la programmation d'un défibrillateur implantable est de minimiser autant que possible le nombre de chocs délivrés sans compromettre la sécurité du patient. Idéalement, cela implique de mettre fin à la tachycardie avec la thérapie la moins agressive et la moins douloureuse possible. La stimulation antitachycardique représente donc la thérapie de première ligne pour les tachycardies organisées par rapport aux chocs électriques, la première étant moins douloureuse et limitant la consommation et l'usure de la batterie. De plus, l'effet délétère des chocs électriques a été clairement démontré. Le principe de la stimulation antitachycardique est de capturer l'arythmie et de mettre fin à une TV organisée en pénétrant dans son circuit de propagation à travers les ventricules. Le ventricule doit donc être stimulé à une vitesse supérieure à celle de la tachycardie. L'efficacité de ce type de thérapie a été démontrée pour une large gamme de tachycardies ventriculaires allant jusqu'à 250 battements/minute. La stimulation antitachycardique réduit près de 90% des tachycardies ventriculaires de fréquence <200 battements/minute avec un risque modéré d'accélération de 1 à 5%. Ces observations ont repositionné le “DAI” implantable comme traitement de première intention des arythmies par stimulation rapide, la défibrillation n'étant possible qu'en “secours”.