Cet homme de 49 ans, présentant une cardiomyopathie dilatée très sévère et une fraction d'éjection ventriculaire gauche de 15%, a reçu un DAI Atlas à double chambre et a été vu pour une visite de routine.
Principaux paramètres programmés
Épisode de TV à 102 bpm avec 1 séquence d'ATP ; la fréquence cardiaque après l'ATP est proche de la fréquence de la tachycardie, bien qu'elle soit dans la zone sinusale.
Tracé
La survenue d'une TV lente (< 150 bpm) est relativement fréquente chez les porteurs de DAI dont la fraction d'éjection ventriculaire gauche est profondément déprimée. Il peut être utile de programmer initialement une zone du moniteur pour les fréquences cardiaques inférieures à 150 bpm, afin de détecter la survenue de ce type d'arythmie, qui est souvent asymptomatique. Si les épisodes sont de courte durée, la meilleure stratégie consiste probablement à les ignorer. En revanche, si les épisodes se prolongent et sont préjudiciables sur le plan hémodynamique, il peut être intéressant de programmer une zone de traitement dédiée. Dans cette zone de TV lente, diverses formes d'ATP doivent être programmées. Dans une zone de TV lente, 1) on peut augmenter le nombre de cycles nécessaires pour établir le diagnostic afin de favoriser une terminaison spontanée, 2) les bursts doivent probablement être préférés aux rampes, car ils sont moins agressifs ; il faut toujours garder à l'esprit le risque de pro-arythmie par stimulation, qui peut transformer une TV lente, hémodynamiquement stable, en une tachycardie rapide, mettant en jeu le pronostic vital, 3) il ne faut pas hésiter à programmer un grand nombre de séquences de stimulation, 4) la programmation de chocs n'est pas obligatoire et dépend de la tolérance de la tachyarythmie.
Chez ce patient, le burst a échoué et ce tracé illustre le même problème que le tracé précédent, à savoir un diagnostic erroné de rétablissement du rythme sinusal en raison du ralentissement de la fréquence de la tachycardie.