Homme de 63 ans ayant des antécédents de fibrillation auriculaire paroxystique ; bloc de branche droit complet à l'électrocardiogramme ; 3 épisodes de syncope soudaine ; étude électrophysiologique avec mesure de l'intervalle HV à 82 ms ; implantation d'un stimulateur cardiaque Adapta double chambre ; les 2 sondes sont bien positionnées avec une impédance de stimulation normale, une détection correcte et des seuils de stimulation satisfaisants ; 3 jours après l'implantation, contrôle du stimulateur ; programmation des différents modes de stimulation et enregistrement des tracés ; pour ce premier tracé, programmation en mode ODO.
Programmation en mode AAI 60 battements/minute ;
Un stimulateur cardiaque simple chambre fonctionne en mode AAI lorsqu'une seule sonde est positionnée dans l'oreillette ; le mode AAI peut également être programmé dans un stimulateur cardiaque double chambre. Le mode AAI fournit une stimulation auriculaire simple chambre à la fréquence de stimulation programmée, à moins qu'elle ne soit inhibée par un événement détecté. La détection ne s'applique qu'à l'oreillette. La programmation et le fonctionnement sont essentiellement les mêmes que pour un stimulateur VVI. Cependant, une sensibilité plus élevée doit être programmée (valeur programmée plus faible), car l'amplitude des complexes auriculaires est souvent plus faible que celle des complexes ventriculaires. De même, la période réfractaire doit être plus longue afin d'éviter une surdétection ventriculaire. La détection d'une onde R par un stimulateur AAI entraîne une diminution de la fréquence de stimulation, l'onde R recyclant l'intervalle d'échappement. En présence d'une surdétection de l'onde R en champ lointain, il est possible de rendre le stimulateur cardiaque moins sensible et/ou de prolonger la période réfractaire.
Ce tracé met en évidence les principales caractéristiques de ce mode de stimulation :
Une étude récente a rapporté des résultats défavorables à l'implantation d'un stimulateur AAI simple chambre par rapport à l'implantation d'un double chambre chez des patients présentant une dysfonction sinusale. En effet, le taux de ré-intervention était plus important chez les patients implantés avec un AAI, avec la nécessité d'ajouter une sonde ventriculaire secondairement à la survenue d'un trouble de la conduction auriculo-ventriculaire. De manière plus surprenante, l'incidence des épisodes de fibrillation auriculaire était également plus élevée. Les indications pour l'implantation d'un stimulateur AAI simple chambre sont donc aujourd'hui relativement limitées.