Patient implanté avec un DAI double chambre (Entrust DR) pour une cardiomyopathie ischémique ; consultation pour choc électrique.
Le graphique montre une arythmie ventriculaire probable détectée dans la zone TV, traitée successivement par 6 séquences de stimulation anti-tachycardique (3 salves suivies de 3 rampes) qui ne permettent pas le retour au rythme sinusal, suivies d'un choc électrique de 10 joules avec une terminaison réussie.
En l'absence d'une programmation universelle optimale, les résultats d'études à grande échelle s'accordent sur la nécessité de limiter l'incidence des thérapies inappropriées ou inutiles sans compromettre la sécurité des patients et de donner la priorité à la stimulation anti-tachycardique plutôt qu'aux chocs électriques. Il est habituel de programmer des thérapies de plus en plus agressives et la stimulation anti-tachycardique représente le traitement de première intention de la tachycardie monomorphe. Dans la zone de TV (<200 battements/minute), on programme donc habituellement une série de bursts plutôt que des rampes (indication de classe I). En effet, le rapport entre l'arrêt et l'accélération de l'arythmie semble favoriser la thérapie en salves (efficacité identique mais caractère pro-arythmogène moins marqué) par rapport à la rampe. Si les bursts s'avèrent infructueux, il est alors possible de programmer une série de rampes pour favoriser une thérapie indolore et par la suite une série de chocs électriques. Dans cet exemple, un choc de 10 joules permet de mettre fin à l'arythmie et de revenir au rythme sinusal. Différents paramètres influencent le choix de l'amplitude du premier choc dans la zone TV, qui peut être programmé à l'énergie maximale ou à une amplitude plus faible (de l'ordre de 10 Joules). Un certain nombre d'avantages peuvent être trouvés dans la programmation d'un premier choc d'amplitude modérée (10 Joules) :