Même patient que sur le tracé précédent ; changement de programmation avec diminution de la valeur maximale du PVARP, et programmation d'une adaptation automatique du PVARP et du délai AV adaptatif ; nouveau test d'effort avec atténuation de la sensation de limitation par rapport au test précédent.
Femme de 28 ans ayant subi l'implantation chirurgicale d'un stimulateur cardiaque triple chambre (1 dérivation auriculaire, 2 dérivations ventriculaires gauches) pour un bloc AV complet congénital ; dispositif programmé en mode DDD (1 dérivation ventriculaire gauche) à 60-120 bpm ; elle s'est plainte d'une dyspnée induite par l'exercice ; elle a subi un test d'effort (flexions répétitives des jambes) avec la tête de télémétrie positionnée sur le générateur d'impulsions ; les EGM ont été enregistrées pendant un effort vigoureux avec, d'un cycle à l'autre, une sensation de dyspnée (l'exercice a été interrompu à ce moment précis afin d'obtenir un enregistrement de haute qualité).
Le premier canal est la dérivation II de l'ECG de surface, le second est l'EGM auriculaire avec l'image superposée de l'EGM.
et le troisième canal est le canal principal I ;
Le test d'effort est une étape importante dans le suivi des porteurs de stimulateurs cardiaques, en particulier lorsqu'ils sont symptomatiques. Il doit de préférence être réalisé en analysant les EGM pendant l'exercice, à l'aide du programmateur, afin de détecter un éventuel dysfonctionnement et éventuellement de reprogrammer le dispositif en temps réel, en fonction des observations qui ont été faites. L'exercice peut consister en une simple marche pour imiter les efforts de la vie quotidienne. La flexion répétitive des jambes permet d'émuler un effort plus vigoureux.
Ces deux types de tests d'effort présentent un intérêt pratique car ils peuvent être réalisés lors des visites de suivi. Un test d'effort sur bicyclette standard offre l'avantage d'un suivi électrocardiographique continu à 12 dérivations. Une autre valeur du test est la vérification de l'adéquation d'un changement de programmation.
Chez ce patient, le raccourcissement du délai AV et du PVARP a permis de déplacer le point 2:1 à une fréquence mieux adaptée de 180 bpm. En revanche, la persistance d'une fréquence supérieure déclenchée à 120 bpm explique la fonction de Wenckebach observée sur ce tracé. Chez ce patient, la périodicité de la fonction de pseudo-Wenckebach était de 4:3. Avec cette programmation, une périodicité de pseudo-Wenckebach a été observée chez ce patient pour des fréquences sinusales comprises entre la fréquence supérieure programmée (120 bpm) et le point 2:1 (180 bpm). Une augmentation de la fréquence sinusale augmenterait la proportion d'ondes P bloquées. Il n'y avait aucune raison de réduire la fréquence maximale déclenchée chez ce patient jeune, actif et sans maladie cardiaque structurelle. Une reprogrammation de la fréquence synchrone maximale à 180 bpm a permis un suivi auriculaire cohérent sur l'ensemble de la gamme de fréquences de ce patient, au repos comme pendant un effort maximal.