Cet homme de 53 ans a reçu un défibrillateur Lumax 340 VR-T simple chambre pour une cardiomyopathie idiopathique et une fraction d'éjection ventriculaire gauche déprimée. Un rapport d'événement (couleur jaune) a été émis dans le contexte d'une TVS classée.
Principaux réglages programmés
Traçage à distance
Les 3 canaux disponibles sont 1) les marqueurs avec les intervalles de temps, 2) le canal de choc (FF = champ lointain) entre la bobine de la sonde RV et le générateur d'impulsions, et 3) le canal de détection du ventricule droit (RV).
Ce patient présentait des épisodes de tachycardie ventriculaire dont le rythme oscillait autour de la limite inférieure de la zone de tachycardie. Le début de la tachycardie n'est pas visible, car il était légèrement plus lent que la zone programmée. Par conséquent, le choix du taux de la zone de tachycardie a une influence directe sur la qualité de la discrimination. Le critère de début brutal, destiné à discriminer les tachycardies sinusales, empêche le traitement des tachycardies qui s'accélèrent progressivement, selon le principe que la tachycardie sinusale s'accélère progressivement, contrairement à la TV qui démarre brutalement. Ce critère est appliqué dans les classifications initiales, mais pas dans les reclassifications. Il peut être à l'origine d'un diagnostic erroné chez 2 types de patients : 1) ceux qui développent une TV à l'effort, où il n'y a pas de démarcation claire entre le rythme de la tachycardie sinusale précédant immédiatement la TV et le rythme de la TV, et 2) ceux chez qui, comme illustré ici, le rythme de la TV oscille autour de la limite inférieure de la zone de TV. Ces exemples illustrent a) les limites de l'utilisation d'un seul critère pour discriminer avec précision les tachycardies et b) la nécessité d'associer des critères.
Chez ce patient, une modification de la limite inférieure de la zone TV1 (à 400 ms) a permis une classification et une discrimination précises des épisodes et une administration appropriée des thérapies.