La première ligne correspond à DI avec les marqueurs superposés, la seconde à l'EGM atrial et la dernière à DIII avec les intervalles superposés ;
Ce tracé permet d'insister sur un point essentiel de la gestion des patients présentant des TRE. S'il est très important de programmer l'algorithme d'interruption de ces TRE, il est impératif de corriger également la cause initiant la TRE. Le meilleur traitement des TRE en est la prévention. Les événements suivants peuvent favoriser une dissociation AV, une conduction rétrograde et le déclenchement d'une TRE : extrasystole ventriculaire (cause la plus fréquente), extrasystole atriale avec allongement du délai AV pour respecter la fréquence cardiaque maximale programmée, délai AV programmé trop long (la voie nodo-hisienne est sortie de sa période réfractaire au moment de la stimulation ventriculaire), interférence externe ou myopotentiels détectés par la chaine atriale, défaut de détection ou de stimulation atriale, absence d'extension de la PRAPV après retrait d'un aimant, application et retrait d'un aimant, programmation du mode VDD chez un patient avec rythme sinusal plus lent que la fréquence minimale programmée.
Chez ce patient, le problème princeps est la perte de capture atriale. Une augmentation de l'amplitude de stimulation atriale avec marge suffisante a permis de régler le problème.
Une option de programmation peut être envisagée chez ce patient avec bloc auriculo-ventriculaire complet et dysfonction sinusale : si en dépit des modifications de programmation, la survenue de TRE persiste, une programmation en mode DDIR permettrait une stimulation atriale et ventriculaire, un asservissement de fréquence et permettrait d'éviter définitivement les TRE (une détection atriale en mode DDI ne déclenche ni délai AV ni stimulation ventriculaire).