Surdosage et défaut de connexion

Patient

Patient implanté avec un DAI double chambre (Evera XT DR) pour une cardiomyopathie hypertrophique ; le lendemain de l'implantation, mise en évidence d'épisodes de TV non soutenue dans la mémoire du dispositif en relation avec un défaut de connexion.



Tracé

Le graphique montre un diagramme de dispersion caractéristique avec une variabilité importante d'un intervalle à l'autre et des cycles ventriculaires très courts à la limite de la valeur de suppression programmée ; pas de thérapie délivrée et diagnostic de TV non soutenue.

  1. l'EGM révèle des intervalles d'amplitude et de fréquence anarchiques, sans rapport avec les complexes QRS, avec certains signaux saturant les amplificateurs et certains intervalles à la limite du blanking programmé.

Commentaires

En présence d'un traitement inapproprié peu après l'implantation, deux causes doivent être particulièrement recherchées : une connexion défectueuse de la broche de stimulation/détection et un déplacement précoce de la sonde ventriculaire. Une interrogation de contrôle du DAI permet de mesurer les seuils de stimulation, l'amplitude de l'onde R ainsi que les impédances. La position de la sonde peut être vérifiée par une radiographie du thorax.

Un problème de connexion (vis sans tête desserrée, contact incomplet entre la broche de la sonde et le collecteur) peut donner une présentation similaire à celle d'une fracture de la sonde : l'impédance peut être anormalement élevée et le schéma des EGM peut être relativement similaire (signaux rapides, désorganisés, anarchiques et parfois de grande amplitude saturant les amplificateurs). Dans ce cas, la radiographie du thorax peut confirmer l'absence de contact entre le connecteur et l'en-tête. Un problème de connecteur est le plus souvent révélé dans un court intervalle de temps après la dernière intervention (implantation primaire ou changement de générateur d'impulsions), la variation d'impédance et/ou la surdensité se produisant généralement quelques heures à quelques jours après la procédure. Les signes associés à une fracture/défaillance de la sonde apparaissent souvent plus tard, sauf en cas de lésion procédurale (par exemple, lésion directe de la sonde avec le bistouri électrique). En cas de connexion lâche, la manipulation de l'appareil à l'intérieur de la poche peut reproduire la surdétection.

D'autres présentations atypiques peuvent reproduire le dysfonctionnement d'une sonde avec la combinaison d'une impédance anormale et d'une surdétection : interaction mécanique entre la sonde et la sonde (contact entre la sonde de défibrillation et un fragment de sonde restant ou une sonde ventriculaire droite abandonnée), présence d'air dans le connecteur avec un schéma de surdétection spécifique correspondant à des bulles d'air s'échappant du connecteur.

La différenciation entre ces différentes situations cliniques est essentielle, bien que parfois difficile, afin d'éviter un faux diagnostic de fracture de la sonde qui a des implications thérapeutiques importantes (nécessité de remplacer la sonde et discussion sur la nécessité d'extraire la sonde "défectueuse"). a

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