Perte de capture biventriculaire liée à un dysfonctionnement de la sonde ventriculaire droite

Patient

Homme de 79 ans implanté avec un défibrillateur triple chambre Consulta XT CRT-D pour une cardiomyopathie ischémique avec un QRS large (l'appareil a été implanté il y a 8 ans et déjà remplacé une fois) ; la consultation est motivée par plusieurs chocs électriques reçus alors qu'il travaillait dans son jardin.



Tracé

Plots :

  1. distribution dispersée au niveau ventriculaire (grande variabilité de la durée des cycles avec des intervalles très courts) ;
  2. cardioversion électrique ;
  3. des cycles ventriculaires courts ;
  4. fin de la surdensité ;

Traçage :

  1. surdétection ventriculaire des signaux anarchiques dans les zones de TV et de FV ;
  2. stimulation biventriculaire intermittente ;
  3. les activités ventriculaires spontanées ;
  4. La NID dans la zone VF est atteinte ; détection d'un épisode de VF et charge des condensateurs ;
  5. la fin de la charge (CE) ;
  6. confirmation : 4 VS consécutifs, la thérapie est abandonnée ;
  7. nouvelle détection d'un VF et nouvelle charge des condensateurs ;
  8. fin de charge (très courte, les condensateurs n'ont pas eu le temps de se décharger) ;
  9. pas de confirmation pour cet épisode redétecté ; administration immédiate d'un choc électrique (34,3 joules) ;
  10. interruption temporaire de la surdétection et de la stimulation biventriculaire ;
  11. nouvel épisode de surdensité ;
  12. fin de l'épisode.

Commentaires

Ce patient, initialement implanté en prévention primaire dans le cadre d'une insuffisance cardiaque sévère, a présenté une fracture de la sonde ventriculaire droite. Il pouvait être considéré comme un bon répondeur clinique et échocardiographique à la CRT. Aucun épisode d'arythmie n'a été enregistré dans les mémoires du dispositif. En ce qui concerne le diagnostic de fracture de la sonde, plusieurs options sont possibles. La plus simple serait probablement de désactiver la fonction de défibrillation de l'appareil pour éviter toute récurrence de thérapies inappropriées tout en maintenant une stimulation biventriculaire. Cependant, ce tracé montre les limites de cette stratégie puisque la surdétection inhibe également la stimulation biventriculaire. Il est probable qu'avec la progression du problème de la sonde, la surdensité augmentera et entraînera une baisse significative du pourcentage de stimulation biventriculaire. Une deuxième option consiste à ajouter une nouvelle sonde de défibrillation (cette option a été choisie chez ce patient) ou une sonde de stimulation ventriculaire droite. La gestion de l'ancienne sonde cassée a été difficile. Elle a été laissée en place chez le patient. En effet, son extraction n'était probablement pas justifiée chez un patient de cet âge, surtout si l'on considère le risque associé d'endommager la sonde fonctionnelle ventriculaire gauche.

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