Fracture du plomb

Patient

Patient implanté avec un DAI triple chambre (Viva XT CRT-D) non suivi dans le service, hospitalisé pour des chocs électriques multiples en l'absence de symptômes antérieurs ; ce tracé illustre un cas "historique" de fracture de sonde.



Tracé

  1. la courbe d'impédance de stimulation montre une rupture très nette entre les valeurs normales suivie d'une augmentation soudaine avec une mesure supérieure à 3000 ohms ;
  2. the impedance curve measured in integrated bipolar mode does not show a break in the measurements;
  3. la courbe du seuil ventriculaire droit présente une forte augmentation des mesures ;
  4. diminution progressive de l'amplitude de l'onde R (de 10 à 5 mV) ; dans la mémoire de l'appareil, il y a initialement plusieurs épisodes de TV non soutenue et un épisode diagnostiqué comme une FV nécessitant 6 chocs électriques maximum. Le graphique présente un diagramme de dispersion caractéristique avec une grande variabilité d'intervalle à intervalle et des intervalles ventriculaires très courts à la limite de la valeur de suppression programmée. Six chocs électriques maximums sont délivrés sans impact significatif sur la fréquence ventriculaire détectée.
  5. l'EGM est également très évocateur d'un dysfonctionnement de la sonde, avec des intervalles présentant une variabilité substantielle de l'amplitude et de la fréquence sans rapport avec les complexes QRS, certains signaux saturant les amplificateurs et certains intervalles se trouvant à la limite de la suppression programmée.

Commentaires

La sonde constitue le maillon faible du système de défibrillation avec un pourcentage de dysfonctionnement variable selon les modèles. En présence d'une suspicion de rupture de la sonde, différents examens et mesures doivent être effectués :

  1. une radiographie du thorax : les anomalies radiographiques ne sont pas systématiques et un schéma typique de fracture du plomb n'est pas observé dans plus de 50% des cas ;
  2. mesures répétées des impédances de stimulation et de défibrillation : les dernières générations de DAI effectuent des mesures périodiques (quotidiennes) de l'impédance. La présence d'une valeur anormale ou de variations significatives dans les mesures quotidiennes (changement brusque de la courbe d'impédance) peut révéler un dysfonctionnement de la sonde avec toutefois une sensibilité modérée. En effet, un nombre important de patients présentent un dysfonctionnement de la sonde révélé par la présence d'épisodes de surdosage sans impédance anormale ni variation brutale des valeurs de stimulation. Une faible valeur d'impédance est évocatrice d'une rupture d'isolation (fuite de courant), une valeur élevée d'une rupture de fil conducteur (perte de continuité du circuit de défibrillation) ;
  3. évaluation des seuils de détection et de stimulation : la modification des paramètres de stimulation standard est souvent retardée ; la sensibilité relative à une diminution de la détection ventriculaire ou à une augmentation des seuils de stimulation pour prédire la rupture de la sonde est donc très faible ;
  4. analyse des différents électrogrammes : le profil des EGM associés à une rupture de sonde est suggestif mais non spécifique : détection intermittente de cycles cardiaques soudains, rapides et non physiologiques avec saturation possible des amplificateurs (rupture du fil conducteur) ou faible amplitude (détection de myopotentiels due à la rupture de l'isolation). Ces signaux présentent une variabilité importante en termes d'amplitude et de fréquence, sont intermittents dans le cycle cardiaque et sont le plus souvent enregistrés dans la zone de FV avec des valeurs à la limite de la période de suppression ventriculaire post-détection. Ces signaux anormaux peuvent affecter le canal du champ proche et/ou le canal du champ lointain en fonction du site de la fracture et peuvent n'apparaître qu'après l'administration d'un choc lors d'un épisode réel de FV.
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