Un patient de 68 ans porteur d'une cardiomyopathie ischémique a été implanté avec un DAI double chambre (Platinium DR). Il se présente pour un contrôle de routine. Il affirme ne présenter
aucun symptôme et ne pas avoir ressenti de chocs.
Écran du programmateur

Écran d'avertissement :

Heureusement pour le patient, le bruit est intermittent et s'arrête avant l'administration de thérapies inappropriées. Prévenir les thérapies inappropriées en cas de dysfonction de sonde
est une priorité pour les sociétés de DAI. La combinaison des changements de programmation (extension des compteurs, activation des discriminateurs, activation des algorithmes dédiés) et
de la télésurveillance (examen des épisodes non soutenus, des épisodes soutenus non traités, des changements d'impédance) a permis une baisse significative des thérapies inappropriées en cas
de dysfonction de sonde. Lorsqu'une dysfonction de sonde est suspectée, certaines manœuvres peuvent exacerber le bruit afin de confirmer le diagnostic. Par exemple, les mouvements des bras, la respiration profonde et la manipulation de la loge (certainement en cas de bris d'isolant). Une radiographie du thorax est souvent effectuée et peut révéler une fracture de la sonde mais peut également servir à planifier la procédure d'extraction ou d'implantation d'une nouvelle sonde. Lorsque la dysfonction de sonde est confirmée, les thérapies du DAI doivent être désactivées.
Si le patient est dépendant, le stimulateur doit être programmé en conséquence (par exemple, stimulation asynchrone en mode VOO pour éviter une inhibition inappropriée). Ensuite, dans un
court délai, une nouvelle sonde doit être implantée tout en abandonnant ou, si possible, procéder à l'extraction de la sonde défectueuse.