Compteur VF initial et nombre d'intervalles requis

Patient

Homme de 79 ans implanté avec un DAI triple chambre Ilesto 7 HF-T avec ablation du faisceau de His pour une fibrillation auriculaire permanente, une insuffisance cardiaque et de multiples épisodes de TV non soutenue.



Tracé

Traçabilité de la télémédecine: 3 canaux sont disponibles : les marqueurs avec les intervalles de temps, le canal de détection du ventricule droit (RV) et le canal de détection du ventricule gauche (LV).

  1. la stimulation biventriculaire ;
  2. doublet ventriculaire ;
  3. TV détectée dans la zone de la FV ;
  4. Compteur VF plein (18/24) ;
  5. la résiliation spontanée et l'interruption de la redevance ;

Traçage du programmeur (épisode identique)Les 3 canaux sont les mêmes que pour le tracé de télécardiologie.

  1. Compteur VF plein et début de la charge du condensateur ;
  2. cessation spontanée de l'arythmie après 29 intervalles classés comme FV ;
  3. nouvel épisode ;
  4. terminaison spontanée après 25 intervalles classés comme FV ;
  5. nouvel épisode ;
  6. terminaison spontanée après 22 intervalles classés comme FV ;
  7. nouvel épisode ;
  8. Compteur VF plein ; ATP en un coup, les intervalles précédant le diagnostic étant stables ;
  9. l'éclatement non effectif et la cessation spontanée.

Commentaires

Ce patient présentait de multiples épisodes de tachycardies ventriculaires non soutenues détectées dans la zone FV (compteur FV non rempli) mais aussi des épisodes un peu plus longs avec charge des condensateurs et parfois ATP one-shot non efficace avec terminaison spontanée ultérieure. Ces thérapies peuvent donc être considérées comme appropriées mais aussi comme évitables ou inutiles, l'arythmie se terminant spontanément. La programmation du nombre d'intervalles requis pour la détection initiale est cruciale pour la qualité de vie du patient, pour son pronostic et pour la durée de vie du dispositif. En effet, la programmation de 30/40 pour la détection initiale permettrait chez ce patient :

  1. éviter l'apparition répétée de charges de condensateur ayant un impact significatif sur l'usure de la batterie ;
  2. réduisant éventuellement, comme le montre le tracé précédent, le nombre de thérapies inappropriées dues à un dysfonctionnement de la sonde ;
  3. réduire le nombre de thérapies appropriées mais évitables.

Associé à la programmation de zones de détection relativement élevées, cela se traduit par une prévention primaire grâce à une réduction significative de la mortalité. Le traitement d'un épisode d'arythmie ventriculaire maligne par choc électrique reste la seule option pour obtenir une hémodynamique viable. D'autre part, les dernières lignes directrices, basées sur toutes les études récentes, suggèrent la nécessité d'éviter un traitement précoce et trop agressif des arythmies ventriculaires organisées et plus lentes. Un choc électrique peut sauver une vie, mais il est associé à un effet délétère propre et doit donc être évité dans la mesure du possible lorsque l'arrêt spontané est possible ou qu'une thérapie moins agressive peut s'avérer efficace. Il est donc conseillé

  1. ne pas programmer systématiquement des zones de traitement trop basses en prévention primaire ;
  2. étendre les compteurs de détection initiale dans la zone de TV mais aussi dans la zone de FV afin d'éviter de traiter des épisodes d'arythmie se terminant spontanément (thérapies appropriées mais évitables).

De même, il est souhaitable chez ce patient d'éviter au maximum la survenue de salves de stimulation antitachycardique dans la zone FV, qui peuvent s'avérer, d'une part, inefficaces avec, d'autre part, un risque important de progression accélérée de l'arythmie vers un trouble du rythme très rapide compromettant la survie du patient à court terme et nécessitant la délivrance d'un ou plusieurs chocs électriques par l'appareil.

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