Un homme de 65 ans souffrant d'une cardiomyopathie ischémique sévère et d'un épisode de TV soutenue a reçu un DAI Ellipse VR. En l'absence d'anesthésiste, l'implantation du dispositif a été réalisée sous anesthésie locale.
L'implantation d'un DAI comprend généralement l'induction d'une FV pour vérifier que le dispositif détecte correctement la tachyarythmie et y met fin. Cette procédure est généralement réalisée sous anesthésie générale. Ce tracé montre une procédure réalisée sous anesthésie locale, lorsqu'il est préférable d'induire une tachyarythmie ventriculaire avec une stimulation indolore de 30 Hz, qui est mieux tolérée à l'état conscient qu'un choc d'onde T ou un courant continu. La fiabilité de la détection peut être validée par l'analyse des marqueurs pendant l'épisode de FV. Le choc ne doit être délivré qu'après la perte de conscience du patient. Il est d'usage de demander au patient de compter et, lorsque la voix s'est éteinte, de délivrer le choc. Cette procédure a l'avantage d'exposer le patient à une véritable tachyarythmie ventriculaire, y compris l'accélération du rythme cardiaque, suivie d'une perte de conscience plus ou moins soudaine et d'un choc électrique automatique. Le délai d'environ 9 secondes entre l'apparition de l'arythmie et la perte de conscience dans ce cas, pourrait également permettre de parfaire la programmation du nombre de cycles nécessaires, de l'amplitude du premier choc et du temps de charge pour favoriser la perte de conscience ou, au contraire, pour hâter la délivrance du choc en vue de l'éviter.