Message d'alerte lié au dispositif : classification ventriculaire désactivée

Patient

Cet homme de 43 ans a reçu un défibrillateur Lumax 340 VR-T à chambre unique pour une cardiomyopathie hypertrophique avec des épisodes de tachycardie ventriculaire soutenue. Il a subi une intervention chirurgicale élective sur une glande salivaire.



Tracé

Rapport sur la télémédecine

Dans les 24 heures qui ont suivi son retour à domicile, un message d'alerte systématique a été transmis pour signaler que la détection des arythmies avait été désactivée (état de couleur rouge).

Commentaires

Ce patient a subi une intervention chirurgicale non urgente, pour laquelle deux choix étaient possibles :

  1. appliquer un aimant sur le défibrillateur pendant toute la durée de la procédure, ce qui inhibe toutes les thérapies et empêche la mémorisation des artefacts. Si l'aimant est appliqué en continu, les thérapies sont inhibées pendant un maximum de 8 heures. Si l'inhibition doit être prolongée au-delà de 8 heures, l'aimant doit être retiré pendant quelques secondes et réappliqué.
  2. désactiver ou éteindre les thérapies de détection et de défibrillation pour éviter la délivrance de chocs lors de l'utilisation d'un bistouri électrique. Cette deuxième méthode a été choisie pour ce patient qui a vu son cardiologue 24 h avant l'intervention. La détection des épisodes a été désactivée afin d'éviter la surcharge de la mémoire de l'appareil et l'administration peropératoire d'une thérapie. La programmation précédente pouvait être rétablie en reprogrammant la détection.

Dans ce cas, la détection a été désactivée avant l'opération, et le défibrillateur n'a été ni interrogé ni reprogrammé à la fin de l'opération. Cela aurait pu avoir des conséquences catastrophiques si une arythmie grave s'était développée. La télémédecine a permis de diagnostiquer rapidement cette erreur de gestion, le patient a été appelé le lendemain et la détection et les thérapies ont été reprogrammées. Cet exemple illustre l'un des avantages du suivi à distance. Ce patient n'aurait pas été protégé par son défibrillateur pendant plusieurs mois s'il n'avait été vu que dans le cadre de visites ambulatoires classiques.

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