Tachycardie auriculaire mal discriminée par un défibrillateur à chambre unique

Patient

Cet homme de 76 ans a reçu un défibrillateur Lumax 540 VR-T simple chambre dans le cadre d'une cardiomyopathie dilatée avec une fraction d'éjection ventriculaire gauche à 25%. Un rapport d'événement (couleur jaune) a été émis dans le contexte d'un VT1 classé.

Principaux réglages programmés

  • Zone VF (limite 290 ms), zone TV1 (limite 350 ms)
  • 18/24 cycles dans la zone VF et 30 cycles dans la zone TV1 étaient nécessaires pour le diagnostic.
  • Sensibilité maximale programmée à 0,8 mV
  • Zone VF : ATP un coup, suivi de 8 chocs de force maximale (40 J) ; zone TV1 : 3 salves d'ATP, suivies de 3 rampes d'ATP, suivies d'un seul choc de 20 J, suivi de 7 chocs de force maximale.
  • Discrimination efficace dans la zone TV (début 20%, stabilité = 24 ms)
  • Mode de stimulation : VVI à 40 bpm


Tracé

Traçage à distance

Les 3 canaux disponibles sont 1) les marqueurs avec les intervalles de temps, 2) le canal de choc (FF = champ lointain) entre la bobine de la sonde RV et le générateur d'impulsions, et 3) le canal de détection du ventricule droit (RV).

  1. rythme spontané avec une probable tachycardie sinusale ;
  2. tachycardie soudaine détectée dans la zone TV1. L'apparition soudaine de 38% de cet épisode répondait au critère programmé de >20% ;
  3. le critère de morphologie n'a pas été inclus dans la discrimination. Il est à noter que la morphologie est la même pendant la tachycardie et pendant le rythme lent et spontané, sur les canaux de détection comme sur les canaux de choc ;
  4. la tachycardie était stable et le critère de stabilité de 8 ms était rempli ;
  5. en présence d'un début soudain et d'une fréquence stable, le rythme a été classé comme un épisode de VT1 ;
  6. une salve d'ATP a été délivrée, dont les 2 derniers cycles sont visibles ;
  7. la réussite de la salve et la fin de l'arythmie.

Commentaires

Ce tracé illustre le défi que représente la discrimination d'une tachycardie ou d'un flutter auriculaire. Ces tachycardies sont, comme les TV, des rythmes stables qui se déclenchent brutalement. Chez ce patient, la morphologie du signal (non prise en compte dans l'algorithme de discrimination) était en faveur d'une origine supraventriculaire (même morphologie). La séquence d'ATP était donc inappropriée, bien qu'elle ait mis fin à l'arythmie. L'arrêt par ATP ventriculaire d'une tachycardie auriculaire qui vient de débuter est relativement fréquent. Par conséquent, la fin de la tachycardie par une salve d'ATP ne doit pas être considérée comme un argument en faveur d'une origine ventriculaire de la tachycardie. Chez ce patient, la programmation de l'appareil est restée inchangée.

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