Homme de 81 ans implanté avec un stimulateur Adapta double chambre pour une maladie atriale avec dysfonctionnement sinusal et épisodes de fibrillation atriale paroxystique ; examen de routine.
Traçage 29aLa première ligne correspond à la sonde I avec les marqueurs superposés, la deuxième ligne à l'EGM ventriculaire et la dernière ligne aux intervalles ;
Traçage 29b: tracé enregistré quelques secondes après le tracé précédent ;
Le bon fonctionnement de la commutation de mode implique une détection correcte des signaux auriculaires arythmiques. Leur amplitude est très souvent réduite par rapport à l'amplitude des signaux d'origine sinusale. Il est donc difficile de prédire la détection correcte des arythmies auriculaires à partir de la mesure des signaux du rythme sinusal. Chez ce patient, cette détection intermittente est responsable d'alternances répétées entre le mode synchrone (DDD) et le mode de repli (DDIR) et d'une stimulation ventriculaire inutile et énergivore. Il y a parfois une inhibition par le QRS, parfois une stimulation ventriculaire synchronisée avec une détection auriculaire.
Chez ce patient, la détection auriculaire a été programmée au maximum des capacités de l'appareil, ne laissant aucune possibilité d'optimisation. Une programmation en mode DDIR semble donc appropriée chez ce patient atteint d'une maladie atriale puisqu'elle permet une stimulation atriale lorsque le patient est en rythme sinusal et évite les problèmes de stimulation ventriculaire erratique par absence de commutation lorsque le patient est en fibrillation auriculaire.